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Les planches
lundi 2 février 2009Des saisons de sa vie, un seul souvenir Les couleurs des parures dont il sut se vêtir. Changeant chaque année son vivant feuillage Il fait vivre autour de nous les paysages, Marquant ainsi de son empreinte le temps Il nous rend l’espoir à chaque printemps. L’espoir de vivre, encore, de nouvelles saisons De voir venir sur le toit de nos maisons Les ciels de l’été, l’automne et même de l’hiver. L’arbre est comme l’histoire de nos vies. Du climat, du temps, il défie les fantaisies. Chaque année, il est à l’image d’une vie entière. Pour le printemps revêtant une parure fière. Comme l’homme dans sa jeunesse son allure, Il témoigne de sa beauté et de sa force future. Pour l’été, il arbore son beau feuillage Et nous offre parfois abri et ombrages. Bordant souvent avenues et les boulevards Comme un bel homme, il attire les regards. L’espace de quelques mois, il est majestueux. C’est à son pied que se rencontre les amoureux. Et l’automne venant, changent alors les couleurs De leurs richesses, font des artistes le bonheur. Pour les poètes, il devient le roi des forêts. Alors que l’homme se sent encore tout guilleret. Pourtant arrivent les vents et les tempêtes Qui à notre arbre ne feront pas la fête ! Et nu, dégarni, dans l’hiver il entrera. Et comme l’homme à la fin de sa vie, partira Sous la cognée du bûcheron qui l’abattra. Et il finira en meuble, dans une grande salle Ou dormira pour l’homme sous une dalle Devenu les planches de sa sinistre boite Donnant à l’homme sa demeure étroite. Car si la vie de l’homme se termine un jour C’est l’homme qui de l’arbre décide le parcours.
Les planches
Des saisons de sa vie, un seul souvenir
Les couleurs des parures dont il sut se vêtir.
Changeant chaque année son vivant feuillage
Il fait vivre autour de nous les paysages,
Marquant ainsi de son empreinte le temps
Il nous rend l’espoir à chaque printemps.
L’espoir de vivre, encore, de nouvelles saisons
De voir venir sur le toit de nos maisons
Les ciels de l’été, l’automne et même de l’hiver.
L’arbre est comme l’histoire de nos vies.
Du climat, du temps, il défie les fantaisies.
Chaque année, il est à l’image d’une vie entière.
Pour le printemps revêtant une parure fière.
Comme l’homme dans sa jeunesse son allure,
Il témoigne de sa beauté et de sa force future.
Pour l’été, il arbore son beau feuillage
Et nous offre parfois abri et ombrages.
Bordant souvent avenues et les boulevards
Comme un bel homme, il attire les regards.
L’espace de quelques mois, il est majestueux.
C’est à son pied que se rencontre les amoureux.
Et l’automne venant, changent alors les couleurs
De leurs richesses, font des artistes le bonheur.
Pour les poètes, il devient le roi des forêts.
Alors que l’homme se sent encore tout guilleret.
Pourtant arrivent les vents et les tempêtes
Qui à notre arbre ne feront pas la fête !
Et nu, dégarni, dans l’hiver il entrera.
Et comme l’homme à la fin de sa vie, partira
Sous la cognée du bûcheron qui l’abattra.
Et il finira en meuble, dans une grande salle
Ou dormira pour l’homme sous une dalle
Devenu les planches de sa sinistre boite
Donnant à l’homme sa demeure étroite.
Car si la vie de l’homme se termine un jour
C’est l’homme qui de l’arbre décide le parcours.





