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10 min au bord de l'eau
lundi 2 février 2009Avant mon congé parental, lorsque j’allais au boulot, je passais chaque jour au bord de la mer. Le matin, le midi, à 14 heures et le soir. J’aimais prendre cette route qui longe le Golfe, entre les arbres et le bleu de l’eau, au milieu des oiseaux. C’était comme le chemin des écoliers, un air de vacances toute l’année, un souffle d’air avant de retrouver mon ordi dans mon bureau surchauffé, au milieu d’informaticiens forcenés. Au bout du port et de son champ de mâts, je traversais le bras de mer grâce au pont tournant, et à marée haute, c’était comme un jeu de savoir s’il allait être fermé ou ouvert, s’il laissait passer les bateaux, ou les voitures… Lorsqu’il était fermé à la circulation, ça pouvait durer un bon quart d’heure. Dans le sens aller, ça valait le coup de faire un détour par le centre ville, mais dans le sens retour, non. En été, afflux des plaisanciers oblige, je pouvais me retrouver coincée 2 fois dans la journée. Ce fichu pont m’énervait, mais finalement j’aimais bien son côté pittoresque, cette parenthèse hasardeuse et poétique dans une vie active bien remplie.
10 min au bord de l'eau
Avant mon congé parental, lorsque j’allais au boulot, je passais chaque jour au bord de la mer. Le matin, le midi, à 14 heures et le soir. J’aimais prendre cette route qui longe le Golfe, entre les arbres et le bleu de l’eau, au milieu des oiseaux. C’était comme le chemin des écoliers, un air de vacances toute l’année, un souffle d’air avant de retrouver mon ordi dans mon bureau surchauffé, au milieu d’informaticiens forcenés. Au bout du port et de son champ de mâts, je traversais le bras de mer grâce au pont tournant, et à marée haute, c’était comme un jeu de savoir s’il allait être fermé ou ouvert, s’il laissait passer les bateaux, ou les voitures… Lorsqu’il était fermé à la circulation, ça pouvait durer un bon quart d’heure. Dans le sens aller, ça valait le coup de faire un détour par le centre ville, mais dans le sens retour, non. En été, afflux des plaisanciers oblige, je pouvais me retrouver coincée 2 fois dans la journée. Ce fichu pont m’énervait, mais finalement j’aimais bien son côté pittoresque, cette parenthèse hasardeuse et poétique dans une vie active bien remplie.




