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Mon frère

D’aussi loin que je m’en souvienne je l’ai toujours imaginé, ce frère manquant. Une absence comme une plaie béante, un rêve secret comme un clou planté dans mon âme et ma conscience. Un vide comme une brûlure absolue. Je n’ai pas grandi une seconde sans penser à lui, l’imaginant quelque part dans ce monde si vaste. Je l’imaginais, et je lui confiais en pensée mes peines et mes joies, mes extases et mes douleurs, mes craintes et mes jeux d’enfants. Et quand le vide de lui était trop grand, j’inventais un nombre incalculables de scénarios pour le jour de notre rencontre... ressentant d’avance cette joie de le ‘re’voir, de le ‘re’trouver, ressentant déjà sa force m’enlacer et me combler. Protecteur et facétieux, triste et gai, grand et fort (évidemment)... Allez savoir pourquoi, je l’imaginais musicien... Et puis j’ai grandi. J’ai remisé mon rêve au plus profond de moi, sans l’éteindre pour autant, mais sachant qu’il n’était qu’un rêve d’enfant, peut-être un peu trop seule, peut-être à l’imagination un peu trop fertile... peut-être... Mais... ce vide là restait. Et puis... Et puis il est venu ! Au détour des pixels, au détour d’une vie, il a débarqué dans la mienne. Comme ça, sans crier gare. Sans que je ne m’y attende, oui, il était là. Il y a des rencontres dans la vie, qui ont un goût de merveilleux, un goût d’éternité. On ne les comprend pas, mais elles nous font vibrer de façon si intense qu’on a parfois l’impression que le coeur va s’en décrocher. Il est venu. Et puis il est parti. Mais son absence maintenant n’est plus un vide. Elle est un Plein.

Mon frère...

D’aussi loin que je m’en souvienne je l’ai toujours imaginé, ce frère manquant. Une absence comme une plaie béante, un rêve secret comme un clou planté dans mon âme et ma conscience. Un vide comme une brûlure absolue. Je n’ai pas grandi une seconde sans penser à lui, l’imaginant quelque part dans ce monde si vaste.

Je l’imaginais, et je lui confiais en pensée mes peines et mes joies, mes extases et mes douleurs, mes craintes et mes jeux d’enfants. Et quand le vide de lui était trop grand, j’inventais un nombre incalculables de scénarios pour le jour de notre rencontre... ressentant d’avance cette joie de le ‘re’voir, de le ‘re’trouver, ressentant déjà sa force m’enlacer et me combler.

Protecteur et facétieux, triste et gai, grand et fort (évidemment)... Allez savoir pourquoi, je l’imaginais musicien...

Et puis j’ai grandi. J’ai remisé mon rêve au plus profond de moi, sans l’éteindre pour autant, mais sachant qu’il n’était qu’un rêve d’enfant, peut-être un peu trop seule, peut-être à l’imagination un peu trop fertile... peut-être...

Mais... ce vide là restait.

Et puis...

Et puis il est venu ! Au détour des pixels, au détour d’une vie, il a débarqué dans la mienne. Comme ça, sans crier gare. Sans que je ne m’y attende, oui, il était là.

Il y a des rencontres dans la vie, qui ont un goût de merveilleux, un goût d’éternité. On ne les comprend pas, mais elles nous font vibrer de façon si intense qu’on a parfois l’impression que le coeur va s’en décrocher.

Il est venu.

Et puis il est parti.

Mais son absence maintenant n’est plus un vide. Elle est un Plein.

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